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Ce blog est destiné à donner un avis sur des films récents. Cela permet de partager une passion commune que l'on n'a parfois pas le temps de faire à cause de nos emplois du temps (sur)chargés.

Les coups de gueule contre les navets et les films qui n'ont pas affolés le cardiogramme ne seront pas évoqués. Il existe un très bon site pour cela : le site de NANARLAND

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Wilfrid RENAUD

mercredi 7 février 2018

WIND RIVER



Article de Gaëtan WILDWOOD

Cory Lambert est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue dans l’immensité sauvage du Wyoming. Lorsqu’il découvre le corps d’une femme en pleine nature, le FBI envoie une jeune recrue élucider ce meurtre. Fortement lié à la communauté amérindienne, il va l’aider à mener l’enquête dans ce milieu hostile, ravagé par la violence et l’isolement, où la loi des hommes s’estompe face à celle impitoyable de la nature…
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 Taylor Sheridan ( Le shérif des Sons of Anarchy) poursuit sa trilogie des "frontières américaine moderne". Amorcé avec Sicario (frontière avec le Mexique), poursuivit avec Comanchira/Hell or High Water (les grands espaces texans), Sheridan termine avec les réserves amérindiennes du Wyoming enneigé.

L'intrigue, bien que sans originalité, a le mérite au moins ici de maintenir le suspense jusqu'au bout, aidé en cela par des paysages aussi magnifiques que glacials et désolés. Les personnages sont bien campés et les dialogues travaillés. Certains personnages ont de la profondeur et ça fait du bien. Le réalisateur prend le temps de fouiller leur âme. Les acteurs arrivent donc à faire passer beaucoup d'émotions sans pour autant tomber dans le pathos, chose assez remarquable pour un film américain "mainstream". Le film aborde aussi en toile de fond la question de la communauté amérindienne parquée dans des réserves où sa jeunesse est confrontée au chômage, à l'alcoolisme et à la drogue. Le ton est juste et montre la réalité cruelle de cette Amérique là sans trop la victimiser. On retrouve ainsi la rencontre de la puissance masculine qui dissimule du chagrin et la fragilité féminine qui planque une force surprenante, sans oublier la BO de Nick Cave et Warren Ellis formidable.

 

Coté casting, Jeremy Renner demeure parfait en cowboy au coeur brisé. Elizabeth Olsen qui semble fragile, se révèle être une coriace. Tout au long du film, on découvre des personnages attachants mais aussi leur tristesse voir la dépression.

Pour conclure, Wind River, jouant entre la noirceur et la poésie, si il ne révolutionne pas le genre, constitue néanmoins un excellent thriller hivernal bien mené et intelligent, la ou "Le Bonhomme de Neige" lui s'était carrément planté

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